Bonjour,

Quand à cause du cours lourd et fade des jours l'inspiration venait à manquer que feriez vous?

J'ai essayé de m'isoler, de rever, de lire, de relire mes ecrits.....C'est comme si j'avais , hélas, muri. Comme si plus rien ne m'étonnait. C'est à croire que la vie avait pris des couleurs grisatres. Je demande "à l'aide"

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Même cas, Slaili.Peut-être parce qu'il faut parfois mourir à soi, changer de peau, pour que l'influx renaisse.

Faut il aller jusqu'à chercher la souffrance? J'avoue que parfois, que je regrette les années ou je souffrait la martyre parce que cà a donné de beaux textes.

C'est si vrai que la souffrance morale est un des moteurs afin de compenser par l'écriture. Mais la maladie, non.L'expression artistique rétablit l'équilibre. Elle est avant tout un dialogue avec soi. Comme exemple, je ne sais, si c'est Musset ou Vigny n'écrivent pas une ligne dès qu'il sont malades. Il n'y a pas de loi.

Bonjour,

En fait , le grand poète arabe NIZAR KABBANI  a répondu à son cardiologue quand il lui a proposé de prendre un traitement anti stress pour soulager son coeur fatigué en expliquant que celà pourrait amortir sa sensibilité et du coup son gout pour la poésie. il a répondu:" je préfère une courte vie avec souffrance et poèsie plutot qu'une longue vie fade et calme ...."

personnellement j'ai suivi des séances de yoga pour controler ma tendance à la souffrance étant trop sensible. imaginez qu'en terme j'étais très calme mais je me sentais comme morte alors j'ai décidé d'arreter. Hé oui!!???

La pratique individuelle du yoga, de son yoga, est inhérente à toute perception interne ou externe. Elle ne peut que l'exacerber dans la recherche de soi ou du monde extérieur, canalyser toutes les fonctions pour percevoir et en faire un plus  favorisant l'expression poétique littéraire. Mais le yoga que chaque individu porte en lui est variable. Il n'y a pas de données ni de loi à propos du ressenti. Tout est à découvrir.

L'inspiration ne vient pas toujours le moment venu, le moment où il faudrait qu'elle arrive. Alors, la page blanche reste blanche. L'encre sèche avant d'avoir parcouru les quelques lignes qui auraient dû sortir. Malgré tout, des mots s'additionnent aux mots pour former des phrases dont certaines ne veulent rien dire. Il faut être humble. C'est dans ces moments que l'on comprend toute la difficulté, toute la souffrance des écrivains, des auteurs. Le cerveau ne fournit rien et pourtant il faut écrire. Alors les doigts s'agitent sur le clavier. La machine fait le reste. Ce soir, rien ne vient. Ce sera pour une autre fois.... espérons-le. Il faut garder espoir. L'espoir fit vivre. Il permet d'envisager quelque chose de plus ou de différent. Il combat le néant, ce rien. On dit que le rien n'existe pas et pourtant ... il pèse lourd, parfois très lourd. Ce n'est pas rien. Boniment que tout cela. Peut-être ... mais n'y a-t-il pas un fond de vérité ?


J'avais écrit cela il y a quelques semaines. 


Oui, s'il convient d'être humble, tout auteur digne de ce nom, peut, ou ne peut pas vivre sans espoir, puisqu'il le faut,( c'est un devoir), et qu'il fait vivre. Mais l'ensemble se résume à un état d'esprit. On peut certes vivre sans espoir et se servir du moyen de l'écriture, toujours sans espoir, en se concevant en train d'écrire, sans avoir de choses à dire autant qu'il n'y a absolument rien à dire. Cela dépend si l'on cherche à s'exprimer ou pas, si on a résolu de se taire ou faire semblant de le faire, une façon supplémentaire de se jouer la comédie. On peut se convertir à la parodie de la mort et de l'absurde, sans concevoir, sans chercher à concevoir, même si au tréfonds de soi, on a des choses à dire. Tout auteur muet vit, souffre, probablement pour muer ou recharger ses accus. Peut-être que les mots viendront d''eux-mêmes,  impérativement, s'expimeront-ils plus avec beaucoup de force que celui qui cherche à s'exprimer toujours sincère, mais pouquoi et pour qui ? Il y a la magie des mots qui exige de celui qui n'en est que l'instrument ou le biais, de traduire, comme un piano qui joue tout seul, avec des mains ou des doigts qui appuient sur les touches, jusqu'à ce que ces mains ou ces doigts revendiquent d'appartenir à celui qui appuie sur les touches et créent la mélodie, en découvrant le ton correspondant à son état d'esprit? Si cela repart. Si l'on peut croire que cela peut peut inciter à,repartir, en simple prétexte, induire à repartir. Si cela en vaut la peine. Mais pour quoi faire? Pour jouer, pour réaliser et croire qu'il n'y a qu''une seule chose qui vaille, temporairement, celle de jouer?

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