La femme créa l'homme et l'homme devint mensonge ;
Ce qu'il fit à la terre, je n'ose point le dire
Car je sais qu'en vous se traîne un long souvenir,
Une plaie couverte par ce fameux mensonge.

Hypocrites rêveurs qui, d'un repos sordide,
Amassez plus d'argent dans vos nombreux tiroirs,
Que l'amour nécessaire à ces grands yeux humides
Qui plongent leur regard dans les abîmes noirs.

Chacun semble d'accord, il faut cesser la guerre,
Mais qui de vous ira brandir son drapeau blanc ?
Le prince ou le roi, la reine d'Angleterre,
ou bien vous messieurs, honorables présidents ?

Je sais bien, pauvres gens, mes paroles futiles,
Vous fermez ce livre que personne ne lira.
Toujours pour conserver votre peuple débile,
Semblable à l'armée, vous le menez au combat.

Vous n'avez que rancoeur, imbéciles vivants !
Vos mères et vos épouses sont plus fortes que vous
Et pleines de pitié pour ces pauvres amants,
Elles vous donnèrent vie, vous plaçèrent debout.

Maintenant que le regret habite nos têtes
Le vent souffle sa mort sur nos corps embaumés,
Le monde, je l'espère, reprendra de sa fête
Lorsque vous, bons messieurs, serez bien enterrés.


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Superbe hommage a la creatrice: la femme. Respect a toutes.

Magnifique M. Boulianne, votre coeur d'homme a bien parle.

Merci Isabelle :-)

 

 

J'ai immédiatement pensé à Villon. Un très beau texte.

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